À la différence des deux autres parties, relatives à des expériences vécues que l'on raconte, la Partie 3 est plutôt centrée sur l'extérieur qui ramène à sa propre expérience.
Certes, il s'agit toujours d'expériences vécues, mais analysées sous un autre angle, un peu comme si le viseur changeait de direction pour se focaliser différemment, presque à l'échelle universelle, même si les Parties 1 et 2 en portaient déjà les prémices.
Il ne s'agit plus d'expliciter des scènes que l'on parvient à visualiser, encore que… mais d'apporter un regard peut-être plus philosophique, plus phénoménologique, une façon de réfléchir à voix haute et sans aucune prétention, d’avancer pas à pas, en se questionnant non pas sur qui l'on est, mais sur ce que l'on renvoie à l'autre. Toujours la question du miroir… et de façon plus large, sur ce que les situations extérieures nous révèlent, sur nous, sur ce qu'on vit, sur ce qu'on continue de devenir.
Il n'est pas non plus question de reprendre les fragments de LadYLAIM Mag, même si la facilité pourrait être une alliée. Mais plutôt de questionner, de façon légère, les différents prismes de la vie et ses aléas, comme la maladie l'a été dans ces newsletters.
Un exemple, pour donner le ton (et pour éviter les frustrations de ceux qui ne connaissent pas) : dans un fragment intitulé « Quand le miroir ment », il y a cette phrase « L'image de soi, c'est pas un selfie. C'est un face-à-face. » Et cette autre : « On m'a dit : « Sois toi-même. » « Mais j'savais même pas qui j'étais. » » L'image perçue par autrui n'est jamais celle que l'on voit soi-même. Le cerveau, lui, préfère souvent nous renvoyer les aspects négatifs, et parvient même à nous en convaincre.
Au fond, le fil rouge ne change pas d'une partie à l'autre. Ce que les Parties 1 et 2 racontaient à travers des scènes vécues, cette Partie 3 continue de le chercher autrement : la vraie question de ce projet, depuis le début, c'est être Sujet.
